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Croquettes pour chat : comment lire les étiquettes

16 juillet 2026 23 min de lecture Mis a jour 16 juillet 2026

En bref

  • Lire les étiquettes de croquettes pour chat consiste à regarder d’abord le dos du sac : liste des ingrédients, constituants analytiques et recommandations de ration.
  • Une bonne alimentation féline repose sur des protéines animales en première position, un taux de glucides modéré et des minéraux équilibrés.
  • Les informations nutritionnelles imposées par la loi (composition, additifs, nutriments) permettent de comparer objectivement deux paquets au-delà du marketing.
  • Les mentions « au poulet », « riche en poulet » ou « goût poulet » correspondent à des pourcentages précis de viande, souvent bien inférieurs à ce que laisse penser la photo.
  • Adapter la ration aux besoins réels de votre chat (stérilisé ou non, actif ou sédentaire) et réussir la transition alimentaire sur une semaine limite les soucis digestifs.

Décrypter la face avant des paquets de croquettes pour chat sans se faire piéger

La plupart des maîtres choisissent leurs croquettes pour chat en quelques secondes devant le rayon, guidés par une photo appétissante ou une grande mention « sans céréales ». Cette face avant sert surtout d’accroche commerciale, alors que l’important se joue au dos du sac.

Comprendre ce que cette façade raconte – et ce qu’elle ne dit pas – permet déjà de trier les produits qui ne valent pas leur prix. Le but est d’apprendre à regarder au-delà des promesses pour juger l’alimentation sur des critères de nutrition concrets.

Sac de croquettes pour chat sur plan de travail avec étiquette des ingrédients

Mentions marketing fréquentes sur les étiquettes de croquettes pour chat

Les industriels savent que les maîtres cherchent ce qui semble « sain ». Les paquets affichent donc volontiers « riche en poulet », « sans colorant », « recette naturelle », voire « élaboré sous contrôle vétérinaire ». En pratique, ces formules ne garantissent pas la qualité réelle de la composition.

Dans la réglementation européenne, certains termes sont encadrés. Un aliment « au goût de poulet » contient moins de 4 % de poulet. « Au poulet » ou « avec du poulet » signifie entre 4 et 14 %. « Riche en poulet » indique de 14 à 26 %. La simple mention « poulet » suppose plus de 26 %, et « tout poulet » correspond à 100 % de cet ingrédient, ce qui est très rare dans des croquettes complètes.

Un emballage qui met en avant des filets bien roses peut en réalité contenir surtout des sous-produits animaux déshydratés. La loi interdit l’usage d’images ou de termes trompeurs, mais les limites sont parfois repoussées. En 2026, les contrôles existent, pourtant les formulations restent souvent ambiguës.

Les croquettes « sans céréales » et autres arguments à relativiser

Les croquettes « grain free » sont devenues un argument de vente majeur. Beaucoup de propriétaires font le parallèle avec l’intolérance au gluten chez l’humain et pensent bien faire pour la santé de leur chat. Dans les faits, les allergies alimentaires félines sont le plus souvent liées à certaines protéines animales (poulet, bœuf) plutôt qu’aux céréales.

Quand les céréales disparaissent, elles sont remplacées par d’autres sources de glucides : pommes de terre, pois, lentilles, patate douce. Le taux de glucides peut rester élevé, malgré le logo « sans céréales ». Une alimentation de ce type peut convenir à certains chats, mais elle n’est pas automatiquement meilleure.

Autre exemple fréquent : la mention « élaboré sous contrôle vétérinaire ». Certaines marques travaillent réellement avec des vétérinaires nutritionnistes. D’autres utilisent cette formule de manière abusive, alors qu’aucun protocole de validation scientifique n’est publié. Le maître ne peut pas vérifier facilement ce qui se cache derrière cette phrase.

Quand la face avant reste vraiment utile

La façade du paquet n’est pas totalement à ignorer. Elle précise souvent le profil du chat ciblé : « chat stérilisé de 1 à 6 ans », « chaton », « chat d’intérieur », ou alimentation pour chatte gestante. Ce repère oriente rapidement vers une gamme adaptée au stade de vie et à l’activité de votre compagnon.

Elle permet aussi de distinguer les croquettes thérapeutiques, destinées à accompagner une maladie (diabète, insuffisance rénale, calculs urinaires). Pour ces régimes, seules les marques vétérinaires avec données cliniques publiées ont réellement fait l’objet d’études sérieuses. Une croquette « urinary » vendue en grande surface sans avis vétérinaire ne remplace pas un aliment prescrit en clinique.

La bonne méthode consiste à utiliser la face avant comme un filtre rapide – âge, statut stérilisé, vie en intérieur – puis à retourner systématiquement le sac. C’est au dos que se trouvent les informations nutritionnelles qui comptent vraiment.

Comprendre la composition des croquettes pour chat et la liste des ingrédients

Une fois le sac retourné, la première zone à examiner est la rubrique composition. Elle liste les ingrédients dans l’ordre décroissant : ce qui est mentionné en premier est présent en plus grande quantité. Cette simple règle change complètement la façon de regarder les croquettes de votre chat.

L’objectif est de vérifier que la base de l’alimentation reste animale, en accord avec la nature de carnivore strict du chat. Cela suppose une lecture attentive des formulations, parfois très techniques.

Viande, sous-produits animaux et farines : ce que signifient ces mots

En étiquetage petfood, le terme « viande » correspond à du muscle strié, c’est-à-dire les parties de carcasse habituellement consommées par l’humain. Ce terme est finalement peu utilisé, car il coûte cher à l’industriel. La plupart des paquets mentionnent plutôt « viandes et sous-produits animaux », « farine de volaille » ou « protéines déshydratées de poulet ».

Les sous-produits animaux regroupent les organes (foie, poumons, reins), les cartilages, voire des parties moins nobles. Nutrionnellement, certains organes sont très intéressants, surtout pour les vitamines et minéraux. Le problème se pose quand l’étiquette reste vague, sans préciser quelles espèces sont utilisées ni en quelle proportion.

Les termes « farine de… », « hydrolysat », « déshydraté » désignent des matières animales transformées et séchées. Elles apportent des protéines concentrées, mais ne donnent aucune indication directe sur la qualité de la matière première. Une nourriture qui mentionne clairement « poulet déshydraté 30 % » et « graisse de volaille » offre déjà plus de transparence qu’un simple « protéines animales ».

Ingrédients végétaux, fibres et glucides

Les chats n’ont pas besoin de gros volumes de glucides, mais toute croquette en contient. Cet apport vient des céréales (blé, maïs, riz, orge) ou des légumineuses (pois, lentilles, pois chiches, patate douce). Ces ingrédients servent à fournir de l’énergie et à structurer la croquette.

Les fibres brutes proviennent surtout des végétaux. Un taux situé entre 3 et 5 % favorise en général une bonne digestibilité. Au-delà, l’aliment peut rassasier très vite mais être moins bien assimilé. Un chat très glouton peut bénéficier d’un peu plus de fibres, tandis qu’un chat maigre ou sensible pourra mieux supporter une ration plus digeste, moins chargée en résidus.

Les fabricants n’affichent pas toujours directement le pourcentage de glucides. Il est possible de l’estimer en utilisant la formule suivante : % glucides ≈ 100 – % protéines – % lipides – % cellulose brute – % cendres – % humidité. Si l’humidité n’est pas indiquée, on peut partir sur 10 % pour des croquettes classiques.

Exemple concret de comparaison de composition

Pour rendre ces notions plus concrètes, prendre deux paquets côte à côte aide beaucoup. Le tableau suivant montre la différence entre une croquette orientée « carnivore » et un produit plus riche en végétaux. Les chiffres sont indicatifs mais s’appuient sur des profils réels observés sur le marché.

Élément de l’étiquette Croquettes A (profil carnivore) Croquettes B (profil très végétal)
Premier ingrédient Poulet déshydraté 30 % Maïs 28 %
Deuxième ingrédient Graisse de volaille Farine de blé
Protéines brutes 38 % 28 %
Lipides bruts 16 % 12 %
Cellulose brute (fibres) 3,5 % 5,5 %
Cendres brutes 7 % 9 %
Glucides estimés ≈ 25 % ≈ 35 %

Dans ce cas, la croquette A apporte davantage de protéines animales et moins de glucides que la B, malgré des arguments marketing parfois voisins sur le devant du sac. Ce type de comparaison aide à choisir une alimentation réellement adaptée au métabolisme du chat.

Pour un chat d’appartement au tempérament calme, comme certains profils ressemblant au maine coon décrit ici, ce travail de lecture évite de basculer, sans s’en rendre compte, vers des croquettes trop riches en sucres lents et trop pauvres en viande.

Constituants analytiques, rapport protido-calorique et informations nutritionnelles clés

La seconde zone à examiner sur les étiquettes de croquettes pour chat se trouve sous la composition : les constituants analytiques. Ces données chiffrées résument la valeur nutritionnelle de l’aliment : protéines, matières grasses, fibres, cendres, parfois humidité et oméga-3.

Ces pourcentages permettent de vérifier si la nutrition proposée colle au profil de votre chat : stérilisé, actif, en surpoids ou sujet aux problèmes urinaires. Ils servent aussi à calculer des indicateurs plus poussés comme le rapport protido-calorique.

Lire les protéines, lipides, fibres et cendres sur l’étiquette

Pour un chat en bonne santé, une croquette de qualité affiche en général entre 35 et 40 % de protéines brutes et 14 à 18 % de matières grasses. Ces fourchettes restent indicatives ; certaines gammes thérapeutiques s’en écartent volontairement.

Les cendres brutes correspondent au résidu minéral après combustion de l’aliment. Un taux situé entre 4 et 7,5 % reste courant pour un produit équilibré. Des valeurs nettement plus hautes peuvent refléter soit une forte teneur en minéraux utiles, soit un excès d’éléments inorganiques peu digestes.

Les fibres (cellulose brute) se situent idéalement aux alentours de 3 à 5 % pour un chat adulte sans souci particulier. Au-delà, l’animal peut produire des selles plus volumineuses, parfois au détriment de la digestibilité globale. Certains régimes pour chats obèses montent volontairement les fibres pour augmenter la satiété ; cela doit alors être indiqué clairement.

Notion d’énergie métabolisable et rapport protido-calorique

La densité énergétique des croquettes est parfois notée sur le sac, par exemple « 380 kcal/100 g ». Elle représente l’énergie métabolisable, c’est‑à‑dire la quantité de calories que le chat peut vraiment utiliser. Deux croquettes avec le même pourcentage de protéines ne nourriront pas de la même manière si l’une est beaucoup plus calorique que l’autre.

Pour affiner, les nutritionnistes utilisent le rapport protido-calorique (RPC). Il se calcule en divisant le pourcentage de protéines brutes par la densité énergétique (en kcal pour 100 g), puis en multipliant par 1000. Ce chiffre indique combien de grammes de protéines sont apportés par 1000 kcal d’aliment.

En pratique, on vise souvent un RPC supérieur à 85 g/Mcal pour un chat actif, et supérieur à 100 g/Mcal pour un chat stérilisé ou sédentaire. Plus le RPC est élevé, plus la ration fournit de protéines pour un même nombre de calories, ce qui aide à préserver la masse musculaire tout en contrôlant le poids.

Exemple de calcul rapide pour votre chat

Imaginons un sac indiquant : protéines brutes 38 %, énergie 380 kcal/100 g. Le RPC se calcule ainsi : (38 / 380) × 1000 ≈ 100 g/Mcal. Ce profil convient bien à un chat stérilisé vivant en intérieur, qui a besoin d’un bon apport protéique sans excès calorique.

À l’inverse, une croquette avec 30 % de protéines pour 420 kcal/100 g donne un RPC de (30 / 420) × 1000 ≈ 71 g/Mcal. Pour un chat déjà en surpoids, ce niveau est plutôt défavorable : beaucoup de calories pour peu de protéines, le cocktail parfait pour entretenir les réserves graisseuses.

Ce type de lecture prend quelques minutes au début, puis devient un réflexe. Il évite de se fier uniquement au prix ou à la promesse « light », parfois contredite par les chiffres imprimés noir sur blanc.

Une vidéo pédagogique peut aider à visualiser ces calculs sur un sac réel. L’important est ensuite de traduire ces notions en gestes simples : peser la ration, ajuster en cas de prise de poids, contrôler l’état du poil et la vitalité de votre chat.

Additifs, mentions légales et étiquetage réglementaire des croquettes pour chat

En dessous des constituants analytiques, les étiquettes listent les additifs et parfois des précisions sur l’étiquetage légal. Cette partie effraie souvent les maîtres, car les noms semblent chimiques. Tout n’est pourtant pas à rejeter, loin de là.

Comprendre ce qui est obligatoire, ce qui est volontaire et ce qui peut être trompeur permet de juger plus sereinement la qualité globale de l’alimentation proposée.

Additifs technologiques, nutritionnels et sensoriels

Les additifs se répartissent en plusieurs familles. Les additifs nutritionnels regroupent les vitamines (A, D, E, groupe B), certains minéraux et oligoéléments ajoutés pour atteindre les apports recommandés. Leur présence est plutôt une bonne nouvelle : elle garantit que la ration couvre les besoins quotidiens du chat.

Les additifs technologiques assurent la conservation, la stabilité et la texture des croquettes. Il peut s’agir d’antioxydants, de conservateurs, d’antiagglomérants. Certaines marques privilégient des conservateurs dits « naturels » (extraits de tocophérols, dérivés de la vitamine E). D’autres utilisent encore des molécules de synthèse, strictement encadrées par la réglementation mais parfois discutées.

Les additifs sensoriels comprennent les arômes, parfois les colorants. Un colorant n’apporte rien au chat, qui ne voit pas la gamelle comme un humain. Il sert surtout à rassurer le maître. Une croquette sans colorant peut avoir une teinte plus terne, mais rester tout à fait saine.

Mentions obligatoires et risques de formulations floues

La législation européenne impose que l’étiquetage des aliments pour animaux ne soit ni trompeur ni mensonger. En théorie, une marque n’a pas le droit de mettre une grande photo de filet de dinde si le produit ne contient que des sous-produits de dinde broyés. Elle ne peut pas non plus utiliser le terme « viande » si la partie musculaire est absente.

Dans la pratique, certaines formulations jouent avec la limite. Parler de « vrais morceaux de viande » alors qu’il s’agit de morceaux reconstitués à partir de viande séparée mécaniquement (VSM) reste une façon d’embellir la réalité. De même, l’estampille « élaboré sous contrôle vétérinaire » peut être utilisée de manière extensive.

Un autre point de vigilance concerne la transparence sur les espèces. La mention « protéines animales » sans autre détail ne permet pas de savoir si votre chat mange du poulet, du bœuf, du porc ou un mélange variable selon les lots. Pour un chat souffrant d’allergies, cette imprécision complique tout.

Étiquetage volontaire et informations supplémentaires utiles

Certaines marques ajoutent de leur propre initiative des données non imposées par la loi : taux d’humidité, profil en acides gras oméga‑3/oméga‑6, source précise de chaque minéral. Cet étiquetage volontaire reflète souvent un effort de transparence et facilite la comparaison.

La présence d’une supplémentation en taurine doit aussi être vérifiée. Cet acide aminé est indispensable chez le chat, qui ne peut pas en synthétiser suffisamment. Le besoin quotidien tourne autour de quelques centaines de mg par kilo d’aliment complet. Sans dosage précis, un chat nourri longtemps avec une alimentation inadaptée peut développer des troubles cardiaques ou oculaires.

Au moindre doute, surtout en cas de maladie avérée (cardiaque, rénale, diabète), la marche à suivre reste la même : choisir la gamme avec votre vétérinaire, puis utiliser l’étiquette pour bien respecter les quantités et surveiller les effets dans le temps. Un article ne remplace pas une consultation, surtout quand la santé est déjà fragilisée.

Les vidéos détaillant la réglementation peuvent donner des exemples concrets de mentions acceptables ou non. La clé reste toujours la même : plus l’étiquette est précise sur les ingrédients et les additifs, plus vous pouvez juger sereinement de la qualité de l’alimentation proposée.

Adapter la ration de croquettes aux besoins réels de votre chat grâce aux étiquettes

Une fois la qualité vérifiée, les étiquettes servent aussi à répondre à une question très concrète : quelle quantité de croquettes donner chaque jour ? La plupart des maîtres remplissent la gamelle « à l’œil », alors que quelques dizaines de grammes de trop, répétés tous les jours, suffisent pour faire prendre du poids sur plusieurs mois.

Les recommandations imprimées sur le sac et les informations nutritionnelles vues plus haut permettent de calibrer une ration plus précise, adaptée à la morphologie et au mode de vie de votre compagnon.

Lire et ajuster les tableaux de rationnement

Au dos du paquet se trouve généralement un tableau indiquant la quantité quotidienne en grammes selon le poids du chat. Ces valeurs sont calculées à partir de besoins moyens. Un chat adulte stérilisé pesant 4 kg reçoit par exemple autour de 55 à 65 g par jour sur de nombreuses gammes standard.

Ce tableau reste un point de départ. L’étiquette ne connaît pas le tempérament de votre chat, ni son niveau d’activité, ni la chaleur de votre logement. Un chat très joueur, qui grimpe en permanence sur l’arbre à chat et court derrière chaque mouche, ne consomme pas l’énergie d’un chat qui passe ses journées sur le canapé.

La règle concrète consiste à peser la ration pendant quelques jours, à observer l’évolution du poids et de la silhouette, puis à ajuster de 5 à 10 % si nécessaire. Si votre chat n’est pas à son poids idéal, la ration se calcule toujours sur le poids cible, pas sur le poids actuel.

Prendre en compte le profil de vie : intérieur, extérieur, stérilisation

Un chat vivant exclusivement en appartement, comme ceux décrits dans les profils de chats d’intérieur calmes, dépense en général moins d’énergie qu’un chat ayant accès libre à un jardin. Après stérilisation, les besoins énergétiques chutent souvent de 20 à 30 %, alors que l’appétit peut augmenter.

Les fabricants proposent des gammes « chat d’intérieur » ou « chat stérilisé » dont la densité énergétique est réduite. Les étiquettes indiquent aussi parfois que la ration journalière doit être fractionnée en plusieurs petits repas, ce qui colle mieux au comportement naturel du chat, habitué à chasser de nombreuses petites proies.

Un chat très actif, sortant beaucoup ou vivant avec des enfants qui le sollicitent souvent, brûle davantage de calories. Dans ce cas, une croquette un peu plus riche en lipides, avec un RPC adapté, peut être préférable à une formule trop « light » qui laisse le chat affamé et en quête de compléments sur la table de la cuisine.

Transition alimentaire et surveillance des effets

Changer brutalement de croquettes, même pour une meilleure alimentation, peut provoquer des troubles digestifs. La plupart des vétérinaires conseillent une transition sur 7 à 8 jours : 25 % du nouvel aliment les deux premiers jours, 50/50 au milieu de la semaine, puis 75 % de nouvelles croquettes avant de passer à 100 %.

Pendant cette période, l’observation compte autant que l’étiquette : qualité des selles, appétit, absence de vomissements, état général. Si malgré une transition bien conduite les diarrhées ou démangeaisons persistent, ce n’est plus une question de lecture de sac mais de rendez-vous vétérinaire. Un régime d’éviction ou des croquettes spécifiques peuvent alors être nécessaires.

Une fois le nouvel aliment bien toléré, l’étiquette reste votre repère principal pour maintenir la ration au bon niveau et repérer un éventuel changement de recette lors d’un prochain achat (variations dans les pourcentages, ordre des ingrédients, nouvelle mention d’additifs).

Critères concrets pour choisir de bonnes croquettes pour chat à partir de l’étiquette

Avec toutes ces informations, la question revient à un geste simple : comment choisir, en quelques minutes, un sac de croquettes adapté au profil de votre chat ? L’idée n’est pas de devenir nutritionniste, mais de dérouler toujours les mêmes vérifications dans le même ordre.

Une fois ce fil conducteur en tête, le rayon des croquettes devient moins intimidant, même face à la profusion de références apparues ces dernières années.

Vérifier d’abord les points non négociables

Plusieurs critères méritent d’être considérés comme des lignes rouges. Si un sac les cumule, il vaut mieux le reposer :

  • Les ingrédients animaux ne sont pas en première position, remplacés par du maïs, du blé ou des pois.
  • La teneur en protéines brutes descend largement sous les 30 % pour un chat adulte, hors croquettes thérapeutiques prescrites.
  • Le taux de fibres dépasse nettement les 6 % sans indication claire d’un objectif (gestion du poids ou des boules de poils).
  • L’étiquette s’avère très vague sur l’origine des protéines : « protéines animales » sans précision d’espèce.
  • La liste d’additifs sensoriels (colorants, arômes) s’allonge sans justification nutritionnelle.

Un produit qui respecte déjà ces garde-fous limite les risques de mauvaise surprise sur le long terme. Pour un chat fragile, convalescent ou très âgé, ces vérifications doivent se faire en parallèle des recommandations du vétérinaire traitant.

Rechercher ensuite les marqueurs de qualité sur l’étiquette

Une croquette adaptée affiche en général une forte proportion d’ingrédients d’origine animale, des glucides modérés, un taux de minéraux maîtrisé et une supplémentation claire en vitamines et taurine. Les repères chiffrés suivants donnent une idée des profils intéressants pour un chat adulte en bonne santé :

Repères à viser sur l’étiquette :

  • Protéines animales en tête de liste, pour un total de 35–40 % de protéines brutes.
  • Lipides entre 14 et 18 %, avec mention d’acides gras essentiels (oméga‑3, oméga‑6).
  • Fibres dans une fourchette de 3 à 5 %.
  • Cendres inférieures à 8 % en général.
  • Glucides estimés raisonnables (souvent < 30 % pour un chat d’intérieur, si possible).
  • Supplémentation explicite en taurine, vitamines et oligoéléments.
  • Rapport calcium/phosphore situé entre 1 et 2, pour soutenir l’équilibre osseux et métabolique.

Ces critères doivent ensuite être adaptés à la situation : un chaton aura besoin de plus d’énergie par kilo, un senior peut avoir une gamme dédiée, un chat souffrant de pathologie rénale nécessitera une formulation spécifique, toujours validée par le vétérinaire.

Relier ce choix à la vie quotidienne de votre chat

Pour un chat qui vit en famille, aux côtés d’enfants dynamiques ou d’un chien joueur comme un berger australien très actif, la pression sociale autour de la gamelle augmente. Les croquettes doivent alors être assez rassasiantes pour éviter les quémandages permanents, tout en gardant une densité calorique maîtrisée.

À l’inverse, un chat d’intérieur discret, qui dort beaucoup et se dépense surtout la nuit en jouant quelques minutes, profitera de croquettes plus riches en protéines et modérées en lipides, servies en petites portions réparties sur la journée. Les étiquettes fournissent les chiffres ; l’observation quotidienne indique comment les ajuster.

La prochaine fois que vous remplissez la gamelle, prendre deux minutes pour retourner le sac et relire calmement la composition fera déjà une différence. Ce geste répété à chaque changement de marque ancre une habitude durable : choisir une alimentation pour votre chat sur des données vérifiables plutôt que sur un slogan.

Que regarder en premier sur l’étiquette des croquettes pour chat ?

Commencez par la composition, qui liste les ingrédients dans l’ordre décroissant. Le premier doit être une source de protéines animales (poulet, dinde, poisson déshydraté). Vérifiez ensuite les constituants analytiques : taux de protéines (idéalement 35–40 % pour un adulte), lipides (14–18 %), fibres (3–5 %) et cendres (4–7,5 %). Enfin, repérez la présence de taurine et de vitamines dans les additifs nutritionnels.

Les croquettes sans céréales sont-elles toujours meilleures pour mon chat ?

Non. Les croquettes sans céréales remplacent souvent le blé ou le maïs par des pommes de terre, pois ou lentilles, qui restent des sources de glucides. Les allergies alimentaires félines concernent plus souvent certaines protéines animales que les céréales. Un produit sans céréales peut convenir à certains chats, mais ce n’est pas un gage automatique de qualité. Il vaut mieux regarder la part réelle d’ingrédients animaux et le niveau global de glucides.

Comment savoir si la quantité de croquettes donnée est adaptée ?

Servez d’abord la ration indiquée sur le tableau du sac en fonction du poids idéal de votre chat, en la pesant avec une balance de cuisine. Sur 3 à 4 semaines, surveillez le poids, la silhouette vue de dessus (taille marquée ou non) et l’état du poil. Si votre chat grossit, diminuez la ration de 5 à 10 % ; s’il maigrit ou semble affamé en permanence, augmentez légèrement. Si les variations de poids sont importantes ou rapides, une consultation vétérinaire s’impose.

Que faire si mon chat digère mal de nouvelles croquettes ?

Vérifiez que la transition alimentaire a été faite progressivement sur au moins une semaine. Si la diarrhée, les vomissements ou les démangeaisons persistent malgré une transition correcte, arrêtez cette référence et revenez à l’ancien aliment ou à une croquette plus simple sur le plan de la composition. Prenez rendez-vous avec votre vétérinaire pour écarter un problème de santé sous-jacent et, si besoin, mettre en place un régime d’éviction ou un aliment thérapeutique adapté.

Pourquoi la taurine est-elle mentionnée sur certaines étiquettes de croquettes pour chat ?

La taurine est un acide aminé indispensable pour le chat. Son organisme ne peut pas en fabriquer assez, il doit donc la trouver dans son alimentation. Un apport insuffisant sur la durée peut entraîner des troubles cardiaques, oculaires et de reproduction. La mention d’une supplémentation en taurine sur l’étiquette est donc un point positif, surtout si l’aliment contient peu de viande fraîche ou si les sources de protéines sont très transformées.