Un chien beau attire le regard en quelques secondes, mais son allure ne renseigne ni sur son énergie, ni sur ses besoins de soins, ni sur sa facilité d’éducation. Les quinze races de chiens présentées ici ont un physique spectaculaire pour des raisons différentes, entre regard clair, robe abondante, silhouette de lévrier ou couleurs rares.
En bref
- Le Samoyède, le Husky Sibérien et le Lévrier Afghan figurent souvent parmi les chiens élégants les plus remarqués.
- Le pelage, les proportions et l’expression du visage expliquent une grande part de l’esthétique canine.
- Un chien majestueux à poil long demande parfois plusieurs heures de brossage chaque semaine.
- Les concours canins jugent la conformité au standard de race, pas la beauté selon les goûts du public.
- Avant l’adoption, le temps disponible, le budget et le niveau d’expérience comptent davantage que la couleur de la robe.
Chien beau et pelage spectaculaire : Samoyède, Husky Sibérien et Berger Australien
Le Samoyède donne immédiatement une impression de volume. Sa robe double, dense et blanche ou crème, forme une collerette autour du cou et des culottes épaisses sur l’arrière-train. Les commissures des lèvres légèrement relevées créent son expression souriante, très connue dans les images de chiens blancs.
Cette apparence n’est pas décorative à l’origine. La race a été sélectionnée dans les régions froides de Sibérie pour accompagner les déplacements, garder les rennes et vivre au contact des humains. Un Samoyède adulte pèse généralement entre 16 et 30 kg selon son sexe et sa morphologie. Il supporte mal les journées chaudes, surtout lorsqu’il vit dans un logement mal ventilé.
| Race | Point visuel marquant | Activité quotidienne | Brossage | Budget annuel estimé en France en 2026 |
|---|---|---|---|---|
| Samoyède | Robe blanche abondante et expression souriante | 1 h 30 à 2 h | Quotidien en mue | 1 800 à 3 200 € |
| Husky Sibérien | Masque facial et yeux bleus ou vairons | 2 h avec sorties actives | 2 à 4 fois par semaine | 1 500 à 2 700 € |
| Berger Australien | Robes merle, tricolores et yeux parfois vairons | 1 h 30 à 2 h avec travail mental | 2 à 3 fois par semaine | 1 600 à 2 900 € |
Le brossage d’un Samoyède ne consiste pas à passer rapidement une brosse sur le dos. Il faut aller jusqu’au sous-poil, en particulier derrière les oreilles, sous les aisselles, aux culottes et autour de la queue. Les bourres retiennent l’humidité contre la peau et peuvent devenir douloureuses. Au moindre doute devant des rougeurs, une odeur forte ou des démangeaisons répétées, c’est une consultation, pas un article de blog.
Le Husky Sibérien impressionne surtout par son regard. Les yeux bleus sont fréquents, mais ne concernent pas tous les individus. Certains portent un œil brun et un œil bleu, tandis que d’autres ont un iris partiellement pigmenté. Le masque facial, noir et blanc, gris et blanc ou roux et blanc, renforce une silhouette souvent comparée à celle d’un loup.
Ce rapprochement avec le loup pousse parfois à de mauvais choix d’adoption. Le Husky n’est pas un chien de décoration pour appartement ni un chien à promener dix minutes matin et soir. Une sortie quotidienne de deux heures, associant marche soutenue, course encadrée ou activité de traction adaptée, correspond bien mieux à ses besoins. Son instinct de poursuite et son goût pour l’exploration imposent aussi des clôtures solides.
Son double pelage connaît deux mues très marquées, surtout au printemps et à l’automne. Un aspirateur passe alors plus souvent que le toiletteur. Tondre cette race pour « lui donner moins chaud » est une mauvaise idée : le poil participe à la protection cutanée et repousse parfois de façon irrégulière. L’accès à l’ombre, à l’eau fraîche et des sorties décalées lors de fortes températures sont des mesures plus cohérentes.
Le Berger Australien complète ce trio par une esthétique plus colorée. Le bleu merle associe un fond gris à des marbrures noires, parfois avec du blanc et du feu. Le rouge merle produit une palette plus chaude, entre beige, brun et cuivre. Ces motifs attirent beaucoup de futurs propriétaires, mais une belle robe ne remplace pas la disponibilité nécessaire à un chien de conduite de troupeau.
Un Berger Australien adulte a besoin d’au moins 1 h 30 d’activité quotidienne, dont une partie structurée. La balade libre sans interaction ne suffit pas toujours. Recherche d’objets, apprentissages courts, randonnée et exercices de contrôle sont plus utiles qu’un lancer de balle répété jusqu’à l’épuisement. Les prédispositions familiales à la dysplasie des hanches, aux troubles oculaires et à certaines sensibilités médicamenteuses doivent être discutées avec un éleveur qui présente ses dépistages.
Le prix d’achat se situe fréquemment entre 1 200 et 2 500 € pour ces trois races inscrites au Livre des Origines Français, selon la lignée, le travail de sélection et la région. Un chiot proposé à un tarif anormalement bas, sans identification ni documents sanitaires, doit faire écarter l’annonce. Les critères à contrôler avant un achat sont détaillés dans ce guide sur les signaux d’alerte d’un élevage canin.

Races de chiens élégants à poil long : Lévrier Afghan, Borzoi et Irish Setter
Le Lévrier Afghan possède une silhouette immédiatement identifiable. Son dos court, son cou long, ses membres fins et sa robe soyeuse créent une allure qui rappelle les podiums plus que les terrains de travail. Pourtant, il s’agit d’un lévrier de chasse sélectionné pour courir vite sur des terrains accidentés, pas d’un simple chien de salon.
Sa robe peut être noire, crème, fauve, bringée ou mêler plusieurs nuances. Elle tombe en longues mèches sur les flancs et les pattes, tandis qu’une zone plus courte couvre souvent le dos chez l’adulte. Pour conserver ce physique spectaculaire, un brossage soigneux de trois à quatre séances par semaine est réaliste, avec un contrôle quotidien des franges après une sortie boueuse ou végétalisée.
Les nœuds d’un Lévrier Afghan se forment souvent là où le harnais frotte, derrière les oreilles et entre les doigts. Tirer sur une bourre sèche peut abîmer la peau. Un peigne métallique à dents adaptées et un démêlage progressif sont plus utiles qu’une brosse décorative achetée pour sa couleur. Comptez environ 300 à 600 € par an de toilettage professionnel, selon la longueur souhaitée et la région.
Son tempérament est généralement plus indépendant que celui d’un Golden Retriever. L’apprentissage demande une méthode calme, répétée et cohérente. Un propriétaire qui recherche un chien toujours prêt à obéir au premier rappel risque d’être déçu. Une longe dans un espace ouvert non clôturé reste souvent plus prudente, car un lévrier lancé derrière un mouvement peut oublier son environnement.
Le Borzoi, ou Lévrier Russe, partage cette élégance longiligne. Sa tête étroite, son museau très allongé et son poil ondulé composent une silhouette peu commune parmi les animaux de compagnie. Historiquement utilisé pour la chasse dans l’aristocratie russe, il peut atteindre 70 à 85 cm au garrot pour les plus grands mâles, tout en gardant une démarche légère.
À l’intérieur, le Borzoi est souvent posé et discret si ses besoins de dépense sont remplis. Cette tranquillité ne doit pas être confondue avec une absence de besoin physique. Il lui faut des occasions régulières de galoper dans un lieu réellement sécurisé, avec des clôtures suffisamment hautes. Une simple sortie de quartier ne remplace pas cette activité.
Son poil long demande un passage de brosse environ trois fois par semaine. Un budget annuel de 250 à 500 € permet de prévoir les bains, les séances de toilettage ponctuelles et les outils d’entretien. Il faut également anticiper les dépenses d’un très grand chien : couchage large, caisse de transport adaptée, ration plus coûteuse et parfois tarifs majorés dans certains transports.
L’Irish Setter attire le regard par une robe acajou uniforme, brillante lorsqu’elle est entretenue et nourrie correctement. Ses franges sur les oreilles, la poitrine, le ventre et la queue bougent beaucoup à la course. Cette race irlandaise combine une apparence raffinée avec une vraie énergie de chien d’arrêt.
Le Setter n’est pas adapté à une vie sédentaire. Une à deux heures d’activité quotidienne, avec de grandes promenades, du pistage ou des sorties en nature, constituent une base crédible. Il est souvent sociable et démonstratif, mais sa jeunesse peut être turbulente. Avant 18 à 24 mois, son enthousiasme rend l’éducation quotidienne particulièrement nécessaire.
Le pelage doit être inspecté après les balades, notamment entre les doigts et sous les oreilles. Épillets, boue sèche et tiques se cachent facilement dans les franges. Un chien qui secoue souvent la tête, gémit au toucher d’une oreille ou présente une boiterie doit être vu par un vétérinaire. L’observation à domicile permet d’alerter, elle ne permet pas d’établir un diagnostic.
Les chiens élégants à poil long donnent une image flatteuse en photo, mais ils imposent une routine. Une brosse laissée dans un placard transforme vite un beau poil en contrainte douloureuse. Le choix doit donc porter autant sur le temps consacré aux soins que sur l’allure de la race.
Chien majestueux et caractère affirmé : Akita Inu, Chow-Chow et Shiba Inu
L’Akita Inu occupe une place particulière dans l’esthétique canine japonaise. Sa tête large, ses petites oreilles triangulaires dressées, ses yeux sombres et sa queue enroulée construisent une expression calme, parfois sévère. Les robes admises comprennent le fauve, le bringé et le blanc, avec les marques claires appelées urajiro sur certaines zones du corps.
Cette prestance peut faire croire à un chien facile, silencieux et naturellement obéissant. Ce n’est pas le cas. L’Akita est souvent réservé avec les inconnus et peut se montrer sélectif avec ses congénères, surtout à l’âge adulte. Une socialisation précoce, progressive et respectueuse est nécessaire, sans forcer les contacts ni laisser un chiot gérer seul des rencontres trop intenses.
Hachikō a rendu la race célèbre bien au-delà du Japon. Ce chien a attendu pendant près de dix ans son propriétaire décédé devant la gare de Shibuya, à Tokyo, dans les années 1920 et 1930. Cette histoire illustre un attachement, mais elle ne doit pas alimenter le cliché d’un Akita automatiquement docile ou fusionnel. Chaque individu a son tempérament, son vécu et ses limites.
L’Akita Inu a besoin d’environ 1 h 30 de sorties quotidiennes, réparties avec des promenades calmes et des moments d’exploration. La vie en appartement est possible pour un adulte bien accompagné, mais un jardin ne remplace jamais les sorties. Les dépistages des hanches, des yeux et les antécédents de problèmes cutanés dans la lignée méritent d’être vérifiés avant l’adoption.
Le Chow-Chow se distingue par sa langue bleu-noir, sa crinière épaisse et sa démarche compacte. Son apparence évoque parfois un ours, ce qui pousse à chercher des races de chien au look d’ourson. Derrière cette image, le Chow-Chow est un chien généralement autonome, peu démonstratif et souvent peu tolérant aux manipulations brusques.
Il ne faut pas confondre calme et facilité. Un Chow-Chow qui refuse qu’on touche ses pattes ou ses oreilles ne doit pas être immobilisé de force pour le brosser. Les manipulations s’apprennent par étapes très courtes, avec des associations positives et une vraie régularité. Cette préparation évite bien des difficultés lors des soins ou des consultations.
Sa robe peut être lisse ou rugueuse, noire, rouge, bleue, crème ou fauve. Le poil dense réclame au minimum deux à trois brossages hebdomadaires, davantage durant les mues. Les plis de peau, les yeux et les espaces sous le collier doivent être observés. Une peau rouge, humide ou malodorante nécessite un avis vétérinaire rapide.
Le Shiba Inu offre un autre visage des chiens japonais. Plus petit, généralement autour de 7 à 11 kg, il rappelle un renard par ses oreilles pointues, son museau fin et sa robe rouge, noire et feu ou sésame. Sa popularité numérique ne doit pas cacher sa personnalité souvent indépendante et son rappel parfois fragile en extérieur.
Son poil court est plus simple à entretenir que celui du Chow-Chow, mais il mue abondamment deux fois par an. Un brossage hebdomadaire suffit hors mue, puis devient presque quotidien pendant les semaines de perte de sous-poil. Il faut prévoir 100 à 200 € par an pour les soins de toilettage courants si vous réalisez une part de l’entretien chez vous.
Ces trois races demandent une éducation sobre et cohérente. Elles répondent mal aux méthodes brutales, aux répétitions sans fin et aux interactions forcées avec d’autres chiens. Un futur propriétaire débutant peut préférer un profil plus ouvert, par exemple parmi les chiens moyens calmes et affectueux, plutôt que de choisir seulement une allure japonaise très photogénique.
Physique spectaculaire et chien de famille : Golden Retriever, Dalmatien et Caniche Royal
Le Golden Retriever reste l’un des chiens les plus reconnaissables grâce à sa robe dorée et à son expression douce. Les nuances vont du crème clair à l’or plus soutenu. Ses oreilles tombantes, ses yeux foncés et ses franges sur les pattes donnent une allure harmonieuse sans exiger le toilettage lourd d’un Lévrier Afghan.
Son brossage demande tout de même une vraie régularité. Deux à trois séances par semaine limitent les nœuds derrière les oreilles, sous le ventre et dans les franges. Pendant les mues, un passage quotidien réduit les poils accumulés dans le logement. Un Golden perd du poil : il ne constitue pas un bon choix pour une personne très allergique.
Son tempérament sociable explique une partie de son succès auprès des familles. Cela ne dispense ni d’éducation ni de dépense. Un adulte a besoin d’environ 1 h 30 d’activité par jour, avec marche, baignade surveillée, rapport d’objet contrôlé ou recherche olfactive. Lancer une balle pendant quarante minutes sans pause peut au contraire entretenir une excitation excessive.
Les futurs propriétaires doivent demander les résultats de dépistage des hanches, des coudes et des yeux des reproducteurs. La race peut aussi présenter des problèmes cutanés ou auriculaires. Un chien qui se gratte, secoue la tête ou évite de monter les escaliers doit être examiné par un vétérinaire, particulièrement si ce comportement persiste plusieurs jours.
Le Dalmatien mise sur un motif impossible à confondre. Les chiots naissent blancs et leurs taches noires ou foie apparaissent progressivement au cours des premières semaines. Chaque répartition est unique. La robe courte semble facile à vivre, mais elle perd souvent beaucoup de petits poils raides, visibles sur les vêtements et les tissus.
Son gabarit athlétique reflète un chien endurant. Le Dalmatien a besoin d’au moins 1 h 30 à 2 h de sortie active chaque jour. Historiquement associé aux attelages, il apprécie les activités qui avancent vraiment : randonnée, canicross encadré, marche rapide ou travail olfactif. Un jardin seul ne répond pas à ce besoin.
La surdité congénitale est un point de vigilance connu dans la race. Un éleveur sérieux fournit les informations relatives au test auditif du chiot lorsque celui-ci a été réalisé. Un chien qui ne réagit pas à certains sons ou qui sursaute lorsqu’on l’approche ne doit pas être étiqueté « têtu » sans examen. Une consultation permettra de distinguer un problème d’audition, de comportement ou d’éducation.
Le Caniche Royal, aussi appelé Grand Caniche, est un des chiens les plus transformés par le toilettage. Sa robe frisée peut être noire, blanche, marron, grise, fauve ou abricot selon les lignées et les standards. Les coupes d’exposition accentuent sa silhouette, mais une coupe courte et régulière est beaucoup plus simple pour une vie quotidienne.
Son poil pousse continuellement et retient les poils morts au lieu de les disperser beaucoup dans la maison. Cela explique pourquoi il apparaît souvent dans les recherches liées aux chiens dits hypoallergéniques. Aucune race ne garantit l’absence de réaction allergique, car les allergènes proviennent aussi des squames et de la salive. Une rencontre prolongée avec un chien adulte reste plus informative qu’une promesse commerciale.
Le Grand Caniche est très réceptif à l’apprentissage. Cette qualité devient une difficulté si le chien s’ennuie : il peut anticiper, réclamer et trouver seul des occupations peu compatibles avec votre intérieur. Prévoyez des exercices d’éducation courts, une à deux promenades substantielles et un entretien professionnel toutes les six à huit semaines. En 2026, comptez souvent 450 à 900 € par an pour la tonte et les soins de robe d’un Caniche Royal.
La beauté plus accessible du Golden, du Dalmatien ou du Caniche ne doit pas effacer leurs besoins propres. Un chien familial devient agréable à vivre parce que ses sorties, ses soins et son apprentissage sont tenus dans la durée.
Chiens rares ou athlétiques : Border Collie, Weimaraner et Berger de la Serra da Estrela
Le Border Collie possède une expression très particulière, souvent appelée « eye » dans le travail sur troupeau. Le regard se fixe sur le mouvement, le corps s’abaisse et le chien semble guider à distance. Associé à une robe noire et blanche, rouge et blanche, tricolore ou merle, ce comportement donne une impression de concentration spectaculaire.
La réputation d’intelligence de la race est largement méritée, mais elle est fréquemment mal comprise. Un Border Collie n’a pas besoin d’apprendre cent tours pour être équilibré. Il a besoin d’une activité utile, d’un cadre prévisible et de temps de récupération. Une heure de balade active, complétée par 30 à 60 minutes de recherche, de randonnée ou d’apprentissage calme, est souvent plus pertinente qu’une stimulation permanente.
Le surmenage existe. Un chien qui tourne après les ombres, fixe les lumières, poursuit les vélos ou ne parvient jamais à se poser ne doit pas être « fatigué » avec davantage de lancers. Ces signes justifient un bilan avec le vétérinaire et, si besoin, un éducateur compétent en comportement. L’observation du maître est utile ; l’évaluation professionnelle fixe la marche à suivre.
Le Weimaraner frappe par l’uniformité de sa robe grise, du gris souris au gris argenté. Ses yeux, bleus chez le chiot puis ambre ou gris-bleu à l’âge adulte, renforcent cette apparence singulière. Le photographe américain William Wegman a largement contribué à rendre la race célèbre avec ses portraits décalés, mais le Weimaraner reste avant tout un chien de chasse énergique.
Sa robe courte limite le temps de brossage à une séance hebdomadaire, mais son entretien global ne se résume pas au poil. Il faut compter 2 heures d’activité par jour pour un adulte en forme, avec une dépense contrôlée et des apprentissages. Un Weimaraner seul de longues journées, sans sortie adaptée, peut développer des destructions ou une agitation importante.
Son budget annuel, hors accident ou maladie imprévue, se situe souvent entre 1 600 et 2 800 € en France en 2026. Cette estimation comprend l’alimentation, les vaccins et consultations préventives, les antiparasitaires, le matériel renouvelé et une marge pour l’éducation. L’assurance peut s’ajouter, mais elle ne remplace pas une épargne disponible pour les dépenses exclues par le contrat.
Le Berger de la Serra da Estrela fait partie des chiens rares en France. Originaire du Portugal, il présente un gabarit puissant, une fourrure abondante et une robe fauve, jaune ou gris loup, parfois marquée de charbonné. Son regard profond et son port calme donnent une allure rustique, loin des silhouettes très travaillées des rings d’exposition.
Il a été sélectionné pour protéger les troupeaux dans les montagnes. Ce passé explique sa vigilance et son attachement à son territoire. Un grand jardin peut convenir à condition de ne pas en faire sa seule occupation. Il lui faut des promenades régulières, une socialisation suivie et des règles stables dès l’arrivée à la maison.
Son poids peut dépasser 50 kg chez certains mâles. Avant d’adopter un chien de cette taille, mesurez les accès de votre logement, le coffre de votre voiture et la place disponible pour le couchage. Les frais alimentaires et vétérinaires suivent le gabarit. Une radio ou une intervention chez un très grand chien coûte rarement le même prix que chez un Shiba de 9 kg.
La diversité canine permet donc de choisir entre une robe qui attire les regards, une silhouette sportive et un tempérament plus ou moins exigeant. Les standards de la Fédération Cynologique Internationale et de la Société Centrale Canine décrivent un modèle morphologique ; ils ne garantissent jamais le caractère d’un chiot ni son adéquation avec votre quotidien.
Choisir un beau chien sans adopter une contrainte impossible
Les concours comme le Westminster Kennel Club Dog Show, organisé chaque année aux États-Unis, ou le World Dog Show sous l’égide de la FCI, attribuent un titre de « Best in Show ». Ce titre ne désigne pas le chien que tout le monde trouvera le plus beau. Il récompense l’individu jugé le plus proche du standard de sa race parmi les gagnants des différents groupes.
Le Wire Fox Terrier détient le record historique des victoires au Best in Show de Westminster avec 15 titres. Le Caniche, le Scottish Terrier et le Dobermann figurent aussi parmi les races souvent récompensées. Ces résultats parlent de sélection, de présentation et de conformité morphologique. Ils ne disent rien du budget d’entretien, de l’adaptation à un appartement ou de la disponibilité du futur foyer.
Un chiot issu d’une belle lignée peut coûter entre 1 000 et 3 000 €, parfois davantage pour des lignées d’exposition ou des races peu représentées. Ce montant est seulement le point de départ. L’alimentation, les consultations préventives, l’identification, l’éducation, les accessoires, le toilettage et les imprévus composent le coût réel d’un chien.
Avant de réserver, mettez par écrit les contraintes de votre semaine. Le nombre réel d’heures d’absence, la capacité à marcher matin et soir, le budget disponible et la présence d’autres animaux doivent peser plus lourd qu’une photo de robe merle ou d’yeux bleus. Cette vérification évite de confier à un chiot une vie qui ne correspond pas à ses besoins.
- Évaluez le temps de sortie disponible chaque jour, y compris les jours de pluie, de travail tardif et de vacances scolaires.
- Prévoyez une enveloppe mensuelle dédiée avant l’adoption, avec une réserve séparée pour les consultations imprévues.
- Demandez les documents d’identification, le certificat vétérinaire, le pedigree lorsqu’il est annoncé et les résultats de dépistage des parents.
- Rencontrez la mère des chiots lorsque cela est possible et observez l’environnement de naissance, sans vous limiter aux photos publiées.
- Choisissez le tempérament observé avec l’éleveur plutôt que de désigner automatiquement le chiot à la couleur la plus rare.
Les races à robe blanche, comme le Samoyède ou le Spitz Japonais, demandent une attention particulière à l’état du poil et aux salissures, mais une robe claire ne justifie pas des lavages fréquents. Trop laver un chien peut irriter sa peau. Un rinçage local après une balade boueuse et un brossage adapté suffisent souvent entre deux bains.
Les maîtres allergiques doivent aussi se méfier des raccourcis. Le Caniche perd peu de poils visibles, tandis que le Husky et le Samoyède muent beaucoup. Cela ne permet pas de prédire à coup sûr une réaction humaine. Un test allergologique médical et plusieurs rencontres avec la race envisagée donnent des informations plus solides qu’une étiquette « poil hypoallergénique ».
Le logement mérite une analyse concrète. Un appartement de 70 m² avec des sorties longues, un accès régulier à des espaces autorisés et une présence disponible peut mieux convenir à certains chiens qu’une maison avec jardin où l’animal reste seul huit heures. En revanche, un Border Collie, un Husky ou un Weimaraner sans activité suffisante représente un risque élevé de difficultés quotidiennes.
Les éleveurs affiliés à la SCC travaillent avec des chiens identifiés et peuvent expliquer leurs choix de reproduction. Une annonce ne devient pas fiable parce qu’elle utilise les mots « parents testés » ou « lignée exceptionnelle ». Les preuves doivent être montrées. Les informations de santé et de socialisation doivent être compréhensibles, datées et cohérentes avec l’âge des chiots.
Un beau chien reste d’abord un chien à accompagner pendant dix à quinze ans selon la race et l’individu. La décision la plus raisonnable consiste à retenir la race dont les besoins peuvent être assurés dès cette semaine, pas celle dont la photo sera la plus remarquée.
Quelle race est souvent considérée comme le plus beau chien du monde ?
Le Samoyède, le Husky Sibérien et le Lévrier Afghan apparaissent très souvent dans les sélections consacrées aux chiens élégants. Il n’existe toutefois pas de classement officiel universel, car la beauté dépend aussi des goûts de chacun.
Quel beau chien demande le moins de toilettage ?
Le Weimaraner, le Dalmatien et le Shiba Inu ont un poil court ou relativement simple à brosser. Ils peuvent toutefois perdre beaucoup de poils en période de mue et leurs besoins d’exercice restent parfois élevés.
Un Husky aux yeux bleus est-il forcément de race pure ?
Non. Les yeux bleus sont fréquents chez le Husky Sibérien, mais ils ne prouvent pas l’origine d’un chien. Seuls l’identification, le pedigree annoncé et les documents fournis par l’éleveur permettent de vérifier l’origine.
Quelle race spectaculaire convient le mieux à une famille active ?
Le Golden Retriever peut convenir à de nombreux foyers actifs grâce à son tempérament souvent sociable et coopératif. Il demande environ 1 h 30 d’activité quotidienne, une éducation régulière et un suivi vétérinaire préventif.
